Un accord historique a été signé entre l'Europe, le Japon, les États-Unis, la Russie, la Chine et la Corée du Sud. Après 20 ans de tractations, le projet de réacteur expérimental à fusion thermonucléaire ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) verra le jour en France, sur le site de Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône. Ce site est depuis 1959 un centre d’études nucléaires, créé par le commissariat à l’énergie atomique.
ITER, dont l’idée est née dans les années 80, a pour objectif d’étudier la fusion nucléaire afin de reproduire l’énergie produite par le soleil et produire ainsi une énergie presque illimitée, propre, sure et sans déchets radioactifs. Cette méthode s’oppose à la fission nucléaire, en mariant des atomes légers de deutérium et de tritium.ITER étant un projet international, la question du choix du site divise, en raison d’aspects politiques mais aussi économiques, en particulier la création d’emplois directs et indirects dans le pays choisis. En effet, selon les estimations, l’implantation du réacteur à Cadarache pourrait créer environ 3500 emplois et rapporter 2 milliards d’euros à la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Quatre sites sont proposés au départ : Cadarache en France, Clarington au Canada, Vandellos en Espagne, et Rokkasho sur l’île Honshu au Japon. L’Espagne retire sa proposition en 2003 et la candidature du Canada est abandonnée, mais le Japon reste en course. Le site français reçoit le soutien de la Chine et de la Russie, ainsi que de l’Union Européenne ; le Japon est, lui, soutenu par les Etats-Unis et la Corée du Sud. A la suite d’un accord technique signé en suisse entre l’union européenne et le japon, Cadarache est retenu pour la construction du réacteur.
Les premiers travaux d’ITER devraient commencer début 2007, et le début de l’exploitation est prévu en 2015. Ils ont été estimés à 10 milliards d’euros, pris en charge à 46% par l’Union Européenne et 9% par chacun des autres partenaires. 4,6 milliards sont destinés à la construction, 4,8 milliards à l’exploitation qui doit durer 20 ans, et 0,5 milliards au démantèlement.
Cependant, ITER rencontre de fortes oppositions, de la part des associations écologiques mais aussi des certains scientifiques, qui expriment des doutes par rapport au projet.
● Construction de réacteurs nucléairesen Géorgie
16 février 2010
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