Le 23 avril 2002, entre les deux tours de la présidentielle, l’UMP est apparaît dans l’échiquier politique. Ce nouveau parti naît de la volonté de Chirac de réunir les gaullistes du RPR avec les libéraux et centristes de l’UDF. A l’UMP sont associés le Parti radical de Borloo et le Parti chrétien-démocrate de Boutin.
Cependant, J. Chirac ne fait que concrétiser une idée qui date de plus de 10 ans. Ainsi Balladur y pense lorsque le 18 mars 1988 il s'interroge sur ce qui « justifie l'existence d'une double structure » et invoque « l'ardente nécessité d'une confédération RPR-UDF ». Il faut néanmoins attendre presque dix ans encore pour que l’idée réapparaisse à l’initiative de Patrick Labaune, maire RPR de Valence. Le 31 juillet, il envoie une lettre aux présidents du RPR et de l'UDF, Philippe Séguin et François Léotard, pour leur proposer la fusion de ces deux formations dans le département de la Drôme. « A titre expérimental », dit-il. Le jeune élu reçoit immédiatement le soutien du député UDF de l'Aisne Renaud Dutreil. Les réactions sont hostiles, pour la plupart mais cela ne l’empêche pas accompagné de Françoise Hostalier (UDF), Hubert Delarue (Génération Ecologie), Philippe Dannerolle (CNI), de lancer officiellement l'appel « pour un parti unique » en septembre.
En novembre 2000, Jérôme Monod convoque trois jeunes éléments de la droite : Hervé Gaymard (RPR), Dominique Bussereau (DL) et Renaud Dutreil (UDF). Il leur confie une mission celui de rédigez un texte sur les valeurs communes de la droite. « Vous êtes de la même génération, mais de trois familles différentes, montrez le cap. » Le 13 janvier, le texte, signé par 130 parlementaires, paraît dans Le Figaro sous le titre « France Alternance ». Mais cela n’est pas au goût de tout le monde n’est pas ravi de cette parution comme l’atteste le refus Michèle Alliot-Marie, de François Bayrou, de Alain Madelin de parapher le projet France Alternance. « Le texte de l'appel est nul, il n'y a rien dedans », confie le patron de DL en marge de ses vœux à la presse. Le 28 mars 2001, une semaine après les municipales, les parlementaires sont invités par Alternance 2002, salle Victor-Hugo, à l'Assemblée nationale. Une réunion à huis clos qui rassemble 200 personnes. Ni Bayrou ni Madelin ne sont là. Michèle Alliot-Marie est la seule chef de parti à être présente ; elle prend silencieusement des notes, assise dans la salle. Le débat tourne essentiellement autour de la fusion des groupes à l'Assemblée. Jean-Louis Debré s'énerve : « Vous réclamez un groupe unique, mais vous ne venez jamais quand on réunit l'intergroupe ! » François Léotard se livre à une métaphore du serment du jeu de paume qui laisse l'auditoire pantois : « Il n'y a ici que des hommes libres. Il n'y a pas de mandat impératif. Si nous voulons faire le parti de l'alternance, levons la main, et faisons-le ! ». Un mois plus tard, un nouveau nom est donné à ce mouvement en gestation France Alternance devient l'Union en mouvement. S’en suit une période de tractations avec les différents chefs de file dont F. Bayrou. Et finalement le 22 avril 2002 annonce à ses équipes la mise en place rapide d'une « majorité présidentielle ». Pour les législatives, il veut « des candidatures uniques et un groupe commun à l'Assemblée », et prévient : « Si l'union ne se fait pas, je l'imposerai ! ». Le lendemain, Douste-Blazy, va au devant des journalistes et proclame la naissance de l'Union pour la majorité présidentielle.
Reste que cette union de la droite ne fait pas que des heureux mais la formation a fait ses preuves.
● Journal de 20 heures de France 2 du 23 avril 2002
Journal de 20 heures de France 2 du 24 avril 2002
● Journal de 20 heures de France 2 du 24 avril 2002
Journal de 20 heures de France 2 du 22 avril 2002
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