Quatre ans après la victoire historique des travaillistes au Royaume-Uni, on assiste aujourd’hui à une répétition de l’histoire puisque le parti s’impose de nouveau très largement face à ses rivaux conservateurs et libéraux, obtenant quasiment le même nombre de sièges à la Chambre des communes.
Pour Tony Blair, ce nouveau triomphe a une saveur toute particulière, puisque c’est la première fois qu’un Premier ministre travailliste est élu pour un deuxième mandat consécutif et le mènera à son terme.
Le parti travailliste n’a jamais semblé en danger durant toute la campagne, les sondages d’opinion lui donnant systématiquement une forte avance ; leur victoire ne faisant aucun doute, certains bookmakers ont même accepté de payer leurs gains à ceux qui avaient parié sur une victoire travailliste avant même que les élections n’aient lieu. Le parti de Tony Blair
a bénéficié de la mauvaise forme du parti conservateur, miné par les dissensions internes, et dont le leader, William Hague, a eu beaucoup de mal à s’imposer depuis leur défaite historique de 1997. Le premier ministre pouvait également se reposer sur une période de forte croissance économique.
L’abstention s’est montrée beaucoup plus dangereuse que les rivaux politiques, et la classe politique s’est unanimement émue du sentiment général d’apathie parmi les électeurs, dont moins de 60% se sont déplacés pour aller voter, un taux historiquement bas.
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18 mars 2001
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