Vingt deux ans après l'implantation de la toute première centrale nucléaire en France, le premier Ministre Lionel Jospin proclame la fermeture du Superphénix.
Avant même sa construction en1985 dans la ville d'Isère, cette centrale dite à "neutrons rapides" fait déjà l'objet de vives critiques. Initié par une société anonyme regroupant trois producteurs européens d'électricité dont EDF, le Superphénix a la capacité de fonctionner à partir de déchets provenant de centrales nucléaires basiques. Il apparait ainsi comme une solution radicale contre le danger radioactif. Mais permet surtout d'économiser pour répondre à une inflation due à une pénurie d'uranium que prédisent les économistes.
Le projet d'EDF reçoit véritablement son lot de contestations en 1987 dès lors qu'une fuite est découverte: elle laisse s'échapper de la vapeur de Sodium, produit destiné à refroidir le réacteur du Superphénix. Heureusement, la brèche reste interne. Mais cela ne suffit pas à apaiser les groupes anti-nucléaires qui ne tardent pas à monter au créneau. Pour cause, les consciences sont encore tournées vers la tragédie de Tchernobyl survenue un an auparavant.
● Journal de 20 heures de France 2 du 2 février 1998
Journal de 20 heures de France 2 du 3 février 1998
● Journal de 20 heures de France 2 du 3 février 1998
Journal de 20 heures de France 2 du 1er février 1998
● Journal de 20 heures de France 2 du 1er février 1998