Le débat tant attendu portant sur le traité de Maastricht a eu lieu ce soir entre François Mitterrand et Philippe Séguin. Dans l'amphithéâtre hautement historique de la Sorbonne, le grand nombre de personnes présentes reflétait parfaitement l'engouement et la passion des citoyens Français sur le sujet de la ratification signée aux Pays-Bas par les chefs d'État et de gouvernement de l'Europe des 12.
L'évènement, retransmis en direct à la télévision et animé par Guillaume Durand, intervient après le discours du député-maire RPR d'Epinal au printemps dernier à la tribune de l'Assemblée Nationale : Philippe Séguin pourfendait "un fédéralisme au rabais fondamentalement antidémocratique, faussement libéral et résolument technocratique". Il réclamait ainsi un référendum, qui lui a été accordé par le Président de la République lui-même début juin.
En tant que gaulliste convaincu, le défendeur du "non" a soutenu sa position autour des valeurs fondamentales de la souveraineté nationale et réfuté l'idée de la perte de contrôle de la politique monétaire Française au profit de la BCE (Banque Centrale Européenne). Dans une ambiance détendue et bon enfant, le Chef de l'Etat répond calmement à son adversaire en invoquant une croissance économique et un progrès social en matière d'emploi et de lutte contre l'exclusion si la convention de Maastricht était approuvée au sein de la Communauté Européenne.
Les Français seront appelés aux urnes le 20 septembre prochain.
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