Fin du suspense : c’est tout à l’heure, en direct du journal télévisé de midi, que François Nourrissier face à une nuée de journalistes a dévoilé l’élu du prix Goncourt de cette année. Rappelez-vous que cette année Bernard Henri Levy pour Les derniers jours de Charles Baudelaire faisait face à Erik Orsenna pour son roman L’exposition coloniale publié en septembre aux éditions du Seuil.
Et c’est à 5 voix contre 4 au terme du 6ème tour de scrutin que le nom de Orsenna a été révélé faisant ainsi découvrir à la France entière un écrivain souriant plein de joie de vivre et d’humour.
Son roman parle du caoutchouc. « Il se trouve que je suis fou de bicyclette, fou d'automobile. Sans pneumatiques, pas de bicyclette, pas de course automobile. Le caoutchouc est un peu le rebondissement et un roman sans rebondissement ce n'est pas grand chose. » Mais L’exposition coloniale c’est surtout la France du début du XXème siècle « vue par le petit bout de la lorgnette ». C’est l’histoire d’un ingénieur fou de caoutchouc, d’hévéas et de pneumatiques.
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