Plus qu’un procès historique mais un procès pour l’histoire. Plus qu’un procès pour la mémoire : un procès pour la postérité. Ce lundi 11 mai, à la cour d’assises du Rhône devant laquelle des milliers de personnes se sont rassemblées et où se sont également déplacés des journalistes du monde entier, s’ouvre le procès de Klaus Barbie, ancien Général de la Gestapo de Lyon où sa barbarie lui valurent le surnom de « Boucher de Lyon ».
Un procès historique, un procès pour l’histoire :
D’abord parce que c’est la première fois que s’ouvre en France un procès pour crimes contre l’humanité. La salle des pas perdus a été pour l’occasion aménagée pour recevoir jusqu’à 800 personnes. Mais c’est également, à la mesure des accusations portés, un procès hors-norme : pas moins de 39 avocats qui représentent les parties civiles dont Serge Klarsfeld, le véritable instigateur du dossier, « l’homme par qui tout a commencé ». Ce procès sera aussi l’affrontement de deux grands avocats : Klarsfeld et Vergès qui a accepté de défendre son client accusé de tortures, de meurtres et de la déportation de plusieurs milliers de juifs et de résistants vers les camps de la mort dont les 44 enfants d'Izieu.
Un procès pour la mémoire, un procès pour la postérité :
Les crimes pour lesquels est jugé cet ancien SS remontent à plus de quarante années en arrière. Mais en tant que crimes contre l’humanité, ils sont imprescriptibles et le procès sera filmé de bout en bout. Un moyen de faire intervenir le regard de la postérité dans la salle d’audience, car c’est peut-être, plus encore qu’à la mémoire, aux futures générations qu’un tel procès doit servir.
● Journal de 20 heures d'Antenne 2 du 11 mai 1987
Journal de 20 heures d'Antenne 2 du 12 mai 1987
● Journal de 20 heures d'Antenne 2 du 12 mai 1987
Journal de 20 heures d'Antenne 2 du 10 mai 1987
● Journal de 20 heures d'Antenne 2 du 10 mai 1987