Le RAID (Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion), dirigé par les commissaires Mancini et Bardon des Renseignements généraux, intervient dans une ferme isolée au gué Girault, lieu-dit à Vitry-aux-Loges dans le Loiret, en pleine Sologne à vingt kilomètres d'Orléans. Ils ont commencé à surveiller l’habitation depuis 36 heures, camouflés dans la neige, avec pour seuls moyens de communication des téléphones de campagne pour joindre les responsables de l’opération. Ces derniers ont pris positions dans une ferme voisine, à cent mètres environ. Ils assurent la liaison constante avec Paris.
Ce samedi 21 février 1987 à 20 h 55, c’est enfin le moment idéal pour passer à l’action. Lorsque l'assaut est donné, une rafale de mitraillette se fait attendre. Il s’agit de tirs de sommation, pour dissuader toute tentative de riposte. Les policiers défoncent ensuite la porte et découvrent Jean-Marc Rouillan et Nathalie Ménigon, assis à une table sur laquelle des armes étaient posées. L’équipe du RAID continue avec l’arrestation de Georges Cipriani et Joëlle Aubron qui se sont réfugiés à l'intérieur de la ferme. Désormais, les principaux membres d'Action Directe — Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron et Georges Cipriani – sont arrêtés, et ce, sans aucune résistance de leur part.
Des documents provenant de la serviette de Georges Besse le soir de son assassinat ont été retrouvés dans la ferme suite à la perquisition effectuée après les arrestations. Les policiers ont également découvert des armes et des devises françaises et étrangères.
Après un ultime coup de filet près de Lyon, le réseau sera définitivement démantelé. Suite à leur interdiction en1982, Action Direct a pris la décision d’opter pour la radicalisation de leurs actions. Les membres sont reconnus coupables de plusieurs assassinats et écopent d’une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité.
Rouillan et Ménigon, accusé entres autres du meurtre de Georges Besse le patron de Renault, étaient recherchés depuis quatre ans par la police française. Ce sont deux informateurs semblent-il qui ont permis aux policiers de retrouver leurs traces. Ces informateurs se partageront le million de francs de récompense promise sur l’avis de recherche lancée en novembre 1986.
● Attentat devant le magasin Tati de la rue de Rennes
17 juin 1986
● Apostrophes du 27 février 1987 : Les chemins de la réussite
Antenne 2 Midi du 27 février 1987
● Antenne 2 Midi du 27 février 1987
Journal de 20 heures d'Antenne 2 du 26 février 1987
● Journal de 20 heures d'Antenne 2 du 26 février 1987
Le modèle allemand, un fantasme français
● Le modèle allemand, un fantasme français
La dérégulation façon Schröder/Merkel, une fausse bonne idée
Lutte ouvrière, comme une tentation
● Lutte ouvrière, comme une tentation
Rouge, c’est la vie…
Angelina, le courage de se mutiler
● Angelina, le courage de se mutiler
Pour Jolie, la vie n’a pas de prix