Tout avait commencé avec Hara-Kiri, « journal bête et méchant » lancé en 1960 par Georges Bernier, directeur de publication, et François Cavanna, rédacteur en chef. Le mensuel, plusieurs fois interdit dans les années 60, renaît plusieurs fois de ses cendres. On y trouve de grands noms du dessin et de l'humour comme Francis Blanche, Reiser, Topor, Cabu, Wolinski ou encore Gébé.
En 1969, alors que le mensuel Hara-Kiri existe toujours, un hebdomadaire voit également le jour : Hara-kiri-hebdo qui deviendra très vite L'hebdo hara-kiri. Y participent des talents désormais célèbres : Delfeil de Ton, Jean Nayrien Nafoutre de Sayquonlat et Willem, Gébé ou encore Cabu.
En titrant, en novembre 1970, « bal tragique à Colombey - un mort », l'hebdo Hara-kiri s'attire les foudres du gouvernement et le ministre de l'Intérieur interdit sa parution. Les dirigeants décident cependant de continuer à faire vivre le magazine, mais sous un autre nom : Charlie Hebdo.
Le nouvel hebdomadaire satirique continue à s'attacher aux sujets de fonds, ne se préoccupe jamais de déranger et s'efforce même de ne jamais être politiquement correct. Lors de la récente élection présidentielle, Charlie Hebdo a d'ailleurs appelé à l'abstention.
● La 304 Peugeot au Salon de l'auto
9 octobre 1976