Les tests soviétiques de la Bombe H (basée sur la fusion de l'hydrogène) suivent les avancées américaines d'encore plus près que lors des premières bombes A (utilisant la fission de l'uranium).
Il avait fallu quatre ans aux Russes, après l'expérience américaine "Trinity" de juillet 1945 puis le lâcher de "Little Boy" sur Hiroshima et de "Fat Man" sur Nagasaki, pour faire exploser leur première bombe A dans le Kazakhstan, le 29 août 1949.
Cette fois, moins d'un an après que la première bombe H (ou thermonucléaire) américaine, surnommée "Mike", ait pulvérisé un îlot du Pacifique (car elle est mille fois plus puissante que celle qui a fait 100.000 morts à Hiroshima) le 1er novembre dernier, les Soviétiques font la même expérience sur le site kazakh de Semipalatinsk, avec toutefois un modèle de bombe différente, que les États-Unis ont surnommé "Joe 4", mais que les Russes appellent Sloika. Le projet aurait vu la contribution d'un physicien nommé Andreï Sakharov. L'événement a de quoi nourrir des accusations d'espionnage semblables à celles qui ont conduit à l'exécution des époux Rosenberg au mois de juin dernier.
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